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Sous-répertoire ou sous-domaine pour les sites web multilingues

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Mis à jour le
20 octobre 2026

Si vous créez un site web multilingue, chaque version linguistique doit disposer de sa propre URL afin que les moteurs de recherche puissent l'explorer, l'indexer et la classer indépendamment. (Vous ne comprenez pas pourquoi ? Nous vous expliquons tout dans notre guide consacré à la nécessité ou non de créer des pages distinctes pour chaque langue.)

Une fois cela clarifié, la question suivante est de savoir comment structurer ces URL. Il existe trois approches principales : les sous-répertoires, les sous-domaines et les domaines de premier niveau nationaux (ccTLD). Chacune fonctionne différemment et a des implications différentes en matière de référencement, de configuration technique et de traitement de votre contenu par les moteurs de recherche.

En bref : les sous-répertoires (example.com/fr/) constituent le meilleur choix pour la plupart des sites web multilingues, car chaque langue est hébergée sur un domaine distinct. En ce qui concerne le référencement, la FAQ de Google sur l'exploration et l'indexation est claire : « Du point de vue de l'indexation et du référencement, Google n'a pas de préférence particulière ».

Les sous-domaines (fr.example.com) ou les ccTLD (example.fr) sont utiles lorsqu'une langue ou une région nécessite un hébergement ou un logiciel spécifique, une équipe locale ou une identité de marque propre. Dans ces trois cas, vous devrez utiliser des balises hreflang.

Examinons ce que chaque option implique, leurs avantages et leurs inconvénients, et comment décider quelle structure convient le mieux à votre site multilingue.

Structures d'URL à éviter

Avant d'aborder les trois approches recommandées, il convient de signaler deux configurations qui peuvent nuire à votre SEO multilingue:

Utilisation de la même URL avec changement de langue basé sur des cookies ou JavaScript. Si vos pages en français et en anglais se trouvent à la même URL (par exemple, example.com/about) et que la langue change simplement en fonction des paramètres du navigateur du visiteur ou d'un cookie, les moteurs de recherche ne pourront indexer qu'une seule version. Cela signifie que votre contenu traduit n'apparaîtra pas du tout dans les résultats de recherche et que toute personne partageant un lien vers votre page risque d'envoyer les visiteurs vers la mauvaise langue.

En se basant sur des paramètres URL tels que ?lang=fr. Bien qu'ils soient techniquement fonctionnels, les paramètres d'URL ne sont pas pris en compte de manière aussi fiable par les moteurs de recherche pour le ciblage linguistique. La documentation officielle de Google recommande d'utiliser des URL distinctes pour chaque langue plutôt que des paramètres, car de nombreux robots d'indexation peuvent ignorer ou accorder moins d'importance aux URL paramétrées.

En résumé, chaque version linguistique de votre site doit avoir sa propre URL distincte et indexable. C'est là que les sous-répertoires, les sous-domaines et les ccTLD entrent en jeu.

Quelles sont les options de structure d'URL pour les sites multilingues ?

Les structures de sites web relèvent du domaine du référencement technique, qui consiste à améliorer la configuration technique d'un site web afin d'obtenir un meilleur classement dans les résultats de recherche. Le mot « technique » a tendance à effrayer les gens, mais nous vous expliquerons de manière simple ce que sont les sous-répertoires, les sous-domaines et les ccTLD !

Sous-répertoires

Les sous-répertoires sont des sous-dossiers de contenu qui permettent de subdiviser votre site web principal en sections. Chaque sous-répertoire partage le domaine de premier niveau (TLD) de votre site web, et sa structure URL vient toujours après le domaine racine. Voici quelques exemples de sous-répertoires :

  • exemple.com/boutique
  • exemple.com/boutique/chaussures
  • exemple.com/boutique/chaussures/accessoires

Dans cet exemple, vous pouvez observer une URL pour la page principale d'une boutique en ligne, et un sous-répertoire créant une catégorie « chaussures » au sein de cette page. Enfin, le sous-répertoire « chaussures » contient un autre sous-répertoire dédié aux accessoires pour chaussures.

Décomposition d'une URL : illustration du fonctionnement des sous-répertoires

Ce système hiérarchique de sous-répertoires est généralement utilisé pour organiser le contenu d'un site web. Si vous avez déjà examiné les chemins d'accès aux fichiers, dossiers et sous-dossiers stockés sur votre ordinateur (par exemple «Mes  Docs\Photos vacances\Italie 2019\Colisée.jpg » ou « Mes Docs\Finances\Factures carte\2021 »), vous aurez pu constater qu'ils sont assez similaires aux structures d'URL des sous-répertoires de sites web !

Le nombre de sous-niveaux n’étant pas limité, vous pouvez techniquement diviser vos sous-répertoires en sous-sous-répertoires à l'infini (mais nous vous le déconseillons : nous vous expliquerons pourquoi plus tard).

Sous-domaines

Contrairement aux sous-répertoires, les sous-domaines sont des sections d'un site web disposant de leur propre nom de domaine. Vous trouverez des exemples de structures URL de sous-domaines sur le site weglot.com :

  • https://support.weglot.com/
  • https://academy.weglot.com/
  • https://roadmap.weglot.com/

Contrairement aux sous-répertoires qui se trouvent après le domaine racine, les sous-domaines placent leur « nom principal » avant le domaine racine. Chaque sous-domaine, bien qu'il fasse partie intégrante du site web dans son ensemble, est considéré comme une entité distincte sous votre domaine principal. Les sous-domaines peuvent eux-mêmes comporter des sous-domaines (comme shop.fr.example.com), mais la plupart des sites s'en tiennent à un seul niveau, ce qui donne lieu à une hiérarchie plus plate que celle des structures à sous-répertoires.

Les sous-domaines conviennent aux sections qui fonctionnent avec un logiciel ou un hébergement distinct, comme un centre d'aide tiers. Vous pouvez également créer des sous-répertoires au sein d'un sous-domaine.

Un sous-domaine et un sous-répertoire dans une seule URL.

Domaines de premier niveau nationaux (ccTLD)

Il existe une troisième option, outre les sous-répertoires et les sous-domaines : les domaines de premier niveau nationaux, ou ccTLD. Il s'agit d'extensions de domaine liées à un pays spécifique, comme .fr pour la France, .de pour l'Allemagne ou .es pour l'Espagne.

Avec les ccTLD, chaque version linguistique ou régionale de votre site dispose de son propre domaine distinct :

  • exemple.fr (pour votre site français)
  • exemple.de (pour votre site allemand)
  • example.es (pour votre site espagnol)

Avantages des ccTLD

Les ccTLD envoient le signal de géolocalisation le plus fort possible aux moteurs de recherche. Lorsqu'un internaute français effectue une recherche sur Google, un domaine .fr indique que votre site est spécifiquement destiné à un public français, ce qui peut vous donner un avantage en termes de classement sur ce marché.

Ils renforcent également la confiance des utilisateurs locaux. Un visiteur français qui voit un domaine .fr comprend immédiatement que le site lui est destiné, ce qui peut améliorer les taux de clics.

Inconvénients des ccTLD

Le principal inconvénient est que chaque ccTLD est traité comme un domaine complètement distinct. Cela signifie qu'aucun d'entre eux ne partage son autorité de lien avec les autres ou avec votre domaine .com principal. Si votre site principal dispose de backlinks solides et d'une autorité de domaine élevée, vos sites .fr et .de n'en bénéficieront pas : ils devront construire leur autorité à partir de zéro.

Les ccTLD entraînent également des coûts et des charges de maintenance supplémentaires. Vous devrez acheter et renouveler chaque nom de domaine séparément, gérer les paramètres DNS de chacun d'entre eux et, éventuellement, vous conformer aux exigences d'enregistrement spécifiques à chaque pays. Certains ccTLD (comme le .ca) n'acceptent que les titulaires ayant un lien avec le pays concerné, ce qui peut compliquer les choses si vous n'êtes pas présent dans ce pays.

Enfin, les ccTLD ciblent des pays plutôt que des langues. Cela fonctionne bien si vous vous développez sur des marchés spécifiques (France, Allemagne, Espagne), mais cela est moins utile si vous souhaitez simplement proposer votre site en plusieurs langues sans ciblage géographique, par exemple en proposant une version espagnole aux hispanophones du monde entier.

Cas d'utilisation des ccTLD

Les ccTLD sont particulièrement adaptés aux entreprises fortement implantées dans certains pays, notamment lorsqu'elles disposent d'équipes locales, proposent des produits ou des tarifs spécifiques à chaque pays et souhaitent établir une identité de marque distincte sur chaque marché.

Les grandes entreprises ayant des activités régionales empruntent souvent cette voie. Une entreprise ayant des bureaux à Paris, Berlin et Madrid pourrait utiliser example.fr, example.de et example.es pour desservir chaque marché indépendamment, avec un contenu, des prix et un service client localisés pour chacun.

Si vous êtes une petite entreprise qui souhaite ajouter quelques langues pour toucher un public plus large sans disposer d'équipes dédiées dans chaque pays, les sous-répertoires ou les sous-domaines constituent généralement la solution la plus pratique. Pour approfondir cette question, consultez notre article intitulé « Faut-il un domaine ou un sous-domaine distinct par langue ? ».

Une chose dont vous avez besoin quelle que soit la structure de l'URL : les balises hreflang

Quelle que soit l'approche choisie, vous aurez besoin de balises hreflang pour relier vos versions linguistiques entre elles. Les balises hreflang indiquent aux moteurs de recherche quelles pages sont des traductions les unes des autres, afin qu'ils puissent proposer la bonne version au bon public.

Sans balises hreflang, les moteurs de recherche pourraient afficher votre page allemande aux utilisateurs français ou considérer vos pages traduites comme du contenu dupliqué plutôt que comme des alternatives linguistiques légitimes. Cela est particulièrement important si vous utilisez des sous-domaines ou des ccTLD, car les moteurs de recherche les traitent comme des sites distincts et ne comprennent pas automatiquement la relation qui les unit.

La mise en place manuelle des balises hreflang peut s'avérer complexe, surtout à mesure que vous ajoutez de nouvelles langues. Weglot est un outil de traduction de sites web basé sur l'IA qui gère SEO multilingue automatiquement, en ajoutant les balises hreflang appropriées à chaque page traduite, que vous utilisiez des sous-répertoires ou des sous-domaines.

Quelle est la différence entre les sous-répertoires, les sous-domaines et les ccTLD ?

Les sous-répertoires, les sous-domaines et les ccTLD se distinguent par l'emplacement de la langue dans l'URL, par le fait qu'ils partagent ou non l'autorité de votre domaine principal, par le niveau de configuration requis et par leur public cible.

  • Les sous-répertoires placent la langue après votre nom de domaine (example.com/fr/), les sous-domaines la placent avant (fr.example.com), et les ccTLD attribuent à chaque pays son propre nom de domaine (example.fr).
  • Les sous-répertoires bénéficient de l'autorité de votre domaine principal, tandis que les sous-domaines sont souvent considérés comme des sites distincts ; quant aux ccTLD, chacun d'entre eux doit se forger sa propre autorité à partir de zéro.
  • Les sous-répertoires fonctionnent sur votre hébergement actuel, les sous-domaines nécessitent chacun un enregistrement DNS, et les ccTLD nécessitent l'achat et le renouvellement d'un nom de domaine pour chaque pays.
  • Les sous-répertoires et les sous-domaines peuvent cibler des langues ou des régions à l'aide de balises hreflang, tandis que chaque ccTLD cible un seul pays.

Sous-répertoire ou sous-domaine : que privilégier pour le référencement ?

Aucune structure de site web ne présente en soi d'avantage par rapport à une autre lorsque les moteurs de recherche déterminent le classement des pages web.

Dans cette vidéo, John Mueller, responsable de la communication sur le référencement pour le moteur de recherche Google, explique que les algorithmes de Google ne privilégient pas les sous-domaines par rapport aux sous-répertoires (ou inversement) lors du classement des pages :

Il dit :

« Google Web Search accepte l'utilisation de sous-domaines comme de sous-répertoires [...] [Configurer certaines parties d'un site web sous la forme de sous-répertoires] ne nous pose pas de problème. Cela nous aide pour l’indexation, car nous voyons que tout se trouve sur le même serveur et nous pouvons tout indexer de la même manière. [...]

[Placer des sections de sites dans des sous-domaines distincts] nous convient également. [...] Nous devons apprendre à les indexer séparément, mais, dans la plupart des cas, ce n'est qu'une formalité vite expédiée.

« Choisissez donc la solution la mieux adaptée à votre configuration et tenez compte de vos projets à long terme lorsque vous optez pour l'une ou l'autre. »

Le choix entre sous-répertoires et sous-domaines n'a donc pas d'impact direct sur le référencement de votre site web. Toutefois, si votre objectif est d'améliorer le référencement de votre site principal, une structure à base de sous-répertoires peut s'avérer utile. En effet, le contenu des sous-répertoires bénéficie de l'autorité de votre site principal, contrairement à celui hébergé dans un sous-domaine.

Comment choisir la bonne structure d'URL

Le choix le plus adapté à votre site dépend de votre situation particulière. Voici les questions essentielles à vous poser :

1. Souhaitez-vous que votre contenu traduit partage l'autorité de votre site principal ? Si oui, utilisez des sous-répertoires. Le contenu de example.com/fr/ hérite et contribue à l'autorité de domaine de example.com. C'est le choix le plus courant pour les entreprises qui souhaitent que l'ensemble de leur contenu, toutes langues confondues, contribue à améliorer leur classement général dans les résultats de recherche.

2. Avez-vous besoin de sites web distincts et indépendants pour différentes régions ? Si oui, envisagez les sous-domaines ou les ccTLD. Si vos sites régionaux ont un contenu différent, une image de marque différente ou s'adressent à des publics fondamentalement différents, il est logique de les garder séparés. Les sous-domaines (fr.exemple.com) sont plus faciles à mettre en place ; les ccTLD (exemple.fr) envoient des signaux de ciblage géographique plus forts, mais nécessitent un investissement plus important.

3. Combien de langues ajoutez-vous ? Pour deux à cinq langues, les sous-répertoires constituent généralement l'option la plus simple et la plus efficace. Pour plus de 10 langues dans plusieurs pays, vous pouvez envisager les ccTLD si vous disposez des ressources nécessaires pour gérer des domaines distincts, même si de nombreux sites multilingues à grande échelle continuent d'utiliser avec succès les sous-répertoires.

4. Disposez-vous d'équipes locales chargées de gérer le contenu par région ? Si vous disposez d'équipes dédiées dans chaque pays avec leurs propres stratégies de contenu, les ccTLD ou sous-domaines leur offrent davantage d'indépendance. Si une équipe centrale gère toutes les traductions, les sous-répertoires permettent de tout regrouper sous un même toit.

5. Quel est votre budget et votre capacité technique ? Les sous-répertoires sont les moins coûteux et les moins complexes à gérer. Les sous-domaines nécessitent une certaine configuration DNS. Les ccTLD nécessitent l'achat de domaines distincts, la gestion de DNS distincts et, éventuellement, le respect des exigences d'enregistrement spécifiques à chaque pays.

Cependant, sachez que si vous choisissez la structure de sous-domaines et qu'elle cible les mêmes mots-clés que votre site web principal (ou vice versa), le contenu de votre site web pourrait finir par se faire concurrence sur les SERP ! Pour éviter cela, optimisez vos sous-domaines pour des recherches de mots-clés différents les uns des autres.

Par exemple, envisagez de traduire vos mots-clés si vos sous-domaines contiennent des versions linguistiques différentes des pages de votre site principal. Pour plus d'informations, consultez notre vidéo, qui explique comment procéder en quatre étapes simples :

Sous-répertoires ou sous-domaines sur WordPress, Shopify, Webflow ou Squarespace ?

WordPress, Shopify, Webflow et Squarespace prennent tous en charge les sous-répertoires avec Weglot; la même règle s'applique donc à chacun d'entre eux : utilisez-les, sauf si une version linguistique doit fonctionner comme un site à part entière. Voici comment Weglot vous aide à gérer chacun d'entre eux :

WeglotLe plugin de traduction de WordPress crée automatiquement un sous-répertoire pour chaque langue, par exemple example.com/fr/.

WeglotL'application Shopify peut utiliser des sous-domaines, qui nécessitent un enregistrement DNS par langue, ou une configuration par sous-répertoire compatible avec Shopify Markets. Avec Markets, chaque URL combine la langue et le marché, par exemple example.com/fr-ca.

WeglotL'intégration d'Webflow permet d'utiliser des sous-domaines, qui nécessitent un enregistrement DNS sur votre propre domaine plutôt qu'une adresse webflow.io, ou des sous-répertoires.

WeglotL'intégration pour Squarespace 7.1 utilise par défaut des sous-domaines, qui nécessitent un enregistrement DNS pour chaque langue, mais vous pouvez opter pour des sous-répertoires.

Quand utiliser un sous-répertoire ou un sous-domaine dans le cadre d'un site multilingue ?

Si les sous-répertoires et les sous-domaines vous aident tous deux à organiser le contenu de votre site web global, leurs caractéristiques respectives font que l'un s'avère plus utile que l'autre dans certaines situations. Si vous souhaitez en savoir plus avant de vous décider, voici les avantages, les inconvénients et les cas d'utilisation de chacun.

Sous-répertoires : avantages, inconvénients et cas d'utilisation

Avantages des sous-répertoires

En matière de référencement, les moteurs de recherche considèrent les sous-répertoires comme partie intégrante de votre domaine principal. Cela signifie que l'autorité de domaine et l'autorité de page de vos sous-répertoires sont étroitement liées à celles de votre domaine principal, et vice versa.

(Pour rappel : l’« autorité de domaine » et l’« autorité de page » sont des scores développés par l'outil de référencement Moz pour déterminer la probabilité qu'un site web, ou ses pages, obtiennent un classement élevé dans les résultats des moteurs de recherche. Un score élevé exprime une importante autorité du site ou de la page web, et donc une plus forte probabilité qu’ils soient bien classés).

Si votre domaine racine possède une importante autorité de domaine, les pages de vos sous-répertoires en hériteront également. Par conséquent, publier du contenu sur une page appartenant au sous-répertoire d'un domaine racine à forte autorité lui permettra de bénéficier d'un meilleur référencement que si vous le publiez sur un sous-domaine à plus faible autorité.

Qui plus est, une bonne utilisation des sous-répertoires peut faciliter la navigation sur votre site web. Ils peuvent clarifier la hiérarchie de vos URL pour aider les utilisateurs à comprendre ce sur quoi ils cliquent ainsi que les relations entre vos pages web.

Comment les sous-répertoires indiquent la hiérarchie.

Par exemple, les deux URL suivantes peuvent mener à une même page web :

  1. exemple.com/ad92q4lakdmczp
  2. exemple.com/blog/bonjour

Laquelle invite le plus à cliquer ? Sans aucun doute la deuxième, qui est compréhensible, tandis que la première a des airs de charabia.

Par ailleurs, la lecture de cette deuxième URL vous laisse deviner qu'il s'agit d'un article intitulé « Bonjour » publié dans la rubrique blog du site web. La première URL, quant à elle, ne permet pas de se projeter dans le sujet de la page.

Inconvénients des sous-répertoires

Les sous-répertoires ont beau s’avérer utiles pour catégoriser les pages web, il est important de ne pas trop en créer. En effet, multiplier les niveaux de sous-répertoires aboutira à des URL très longues et complexes. Considérez par exemple cette URL fictive (si vous parvenez à aller jusqu’au bout !) :

https://exemple.com/site/blog/quotidien/animaux/chats/british-shorthairs/2022/janvier/14/vendredi/emmener-mon-chat-chez-le-veterinaire/…

De telles URL à rallonge peuvent nuire à l’expérience des utilisateurs, qui risquent d’être rebutés par leur longueur et rechigner à cliquer (si vous les avez également utilisées comme texte d'ancrage de vos liens). Cela peut aussi les dissuader de partager vos URL avec leur réseau, surtout s'ils doivent les taper manuellement.

Par conséquent, même si votre site web se prête à un échafaudage complexe de sous-répertoires, efforcez-vous de minimiser la quantité de niveaux hiérarchiques tant que faire se peut. Essayez par exemple de rationaliser les catégories et sous-catégories de votre site web pour ne conserver que celles qui sont vraiment essentielles. Vous pouvez également envisager d'utiliser des sous-domaines à la place (nous y reviendrons plus tard).

Cas d'usage des sous-répertoires

Les sous-répertoires sont idéaux pour les sites web riches en contenu directement en lien avec leur raison d'être. Prenons l’exemple d’un site web créé pour promouvoir un produit, qui doit idéalement remonter aussi haut que possible dans les résultats des moteurs de recherche. Pour nourrir votre stratégie de marketing de contenu et de référencement, vous allez publier des articles de blog qui remonteront en réponse à des mots clés liés à votre produit. L’idée étant que les internautes qui atterrissent sur les articles de votre blog cherchent également à en savoir plus sur votre produit.

Dans ce cas, il faudra que le contenu de votre blog soit considéré comme faisant partie du site web principal qui présente votre produit. En effet, l'autorité acquise par vos articles de blog rejaillira sur celle de votre site principal et l'aidera à remonter plus haut dans les résultats des moteurs de recherche.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons structuré l'URL du blog de Weglot sous la forme « weglot.com/blog » et non « blog.weglot.com » !

Autre cas d’usage des sous-répertoires : catégoriser différentes sections d'un site web. Prenons pour exemple le site de Nike : une visite nous montre que l'entreprise dispose de sous-répertoires distincts pour les pages destinées aux utilisateurs de différents pays, comme :

  • nike.com/au/ (pour son site web australien)
  • nike.com/gb/ (pour son site web au Royaume-Uni)
  • nike.com/ca/ (pour son site web canadien)
Page d'accueil de Nike Australie
Site web australien de Nike
Page d'accueil de Nike Royaume-Uni
Site web britannique de Nike
Page d'accueil de Nike Canada
Site web canadien de Nike

Sous-domaines : avantages, inconvénients et cas d'utilisation

Avantages des sous-domaines

L'avantage particulier de l'utilisation de sous-domaines réside dans la possibilité de créer des branches indépendantes de votre site pour différentes campagnes, variantes géographiques ou activités spécifiques de votre entreprise. Par exemple, si vous exploitez une boutique en ligne en France, en Nouvelle-Zélande et en Espagne, vous pouvez créer des sous-domaines pour chaque pays concerné :

  • fr.store.com (pour les activités de votre boutique en France)
  • nz.store.com (pour les activités de votre boutique en Nouvelle-Zélande)
  • es.store.com (pour les activités de votre boutique en Espagne)

Ces sous-domaines locaux indiquent clairement aux utilisateurs qu'ils visitent une variante locale de votre boutique en ligne.

Inconvénients des sous-domaines

Les sous-domaines étant considérés comme des sites web distincts de votre site principal, ils n'ont aucune influence sur l'autorité de votre domaine principal (et vice versa). Par conséquent, même si votre sous-domaine est extrêmement bien classé par les moteurs de recherche, cela n'aura que peu voire pas d'impact sur le classement de votre site principal.

Cas d'usage des sous-domaines

Comme nous l'avons déjà mentionné, vous pouvez utiliser des sous-domaines pour créer différentes versions locales de votre site web. Ces sous-domaines ne partageront pas l'autorité de domaine ou de page de votre site web principal. Ce qui peut en réalité s'avérer un atout si les différentes versions de votre site web s'adressent à des publics totalement différents et ciblent des mots-clés différents, auquel cas vous n’aurez pas intérêt à ce que le classement d'un site affecte celui d'un autre.

Rendez-vous par exemple sur le site web de Wikipédia. Vous constaterez qu'il dispose de sous-domaines spécifiques pour les versions locales de son encyclopédie en ligne :

  • en.wikipedia.org/ (pour la version anglaise principale de Wikipédia)
  • pt.wikipedia.org/ (pour la version portugaise de Wikipédia)
  • de.wikipedia.org/ (pour la version allemande de Wikipédia)

Même si votre site web n'a pas de version locale, vous pouvez utiliser des sous-domaines pour diffuser votre contenu sur plusieurs sites, de manière à ce que ce contenu soit considéré comme appartenant à des sites différents à des fins de référencement. Par exemple, le site web de HubSpot (https://www.hubspot.com/) utilise des sous-domaines tels que :

  • blog.hubspot.com/ (pour son blog)
  • ecosystem.hubspot.com/marketplace/website (pour sa marketplace de thèmes de sites web)
  • developers.hubspot.com/ (pour ses ressources pour les développeurs)
Captures d'écran des différentes pages de HubSpot

De même, si vous menez des campagnes de marketing digital requérant des identités de marque et des landing pages distinctes, il peut être intéressant de les encapsuler au sein de différents sous-domaines plutôt que sous votre domaine principal.

Prenez l’exemple du fabricant de jouets Lego. Outre son domaine principal « lego.com », il dispose également d'un sous-domaine « https://ideas.lego.com/ » où les utilisateurs peuvent soumettre des idées de nouveaux produits Lego dans le cadre de la campagne Lego Ideas.

Enfin, les sous-domaines peuvent s’avérer utiles pour des considérations purement techniques. Par exemple lorsque :

  1. Une partie de votre site web, comme votre blog, utilise un certain système de gestion de contenu (CMS), mais vous hébergez votre site web principal sur un serveur qui ne prend pas en charge le CMS en question. Il se peut alors que vous deviez héberger votre blog sur un serveur distinct, en utilisant un sous-domaine.
  2. Vous utilisez un logiciel externe pour piloter les fonctionnalités de votre autre site web, et le fournisseur du logiciel n'a pas accès à votre site web principal (et donc à ses sous-répertoires).

Ce deuxième cas de figure se retrouve sur le site web de Flodesk. Cette plateforme d'e-mailing utilise « https://flodesk.com/ » en tant que domaine principal et passe par un logiciel d'assistance externe pour son corpus de ressources, qui a donc pour URL « https://help.flodesk.com/ » et non par exemple « https://flodesk.com/help ».

Alors, faut-il choisir des sous-répertoires ou des sous-domaines pour optimiser le classement de votre site sur les moteurs de recherche ?

Voici une synthèse de notre comparatif entre sous-répertoires et sous-domaines à des fins de référencement. Et, comme le confirme Mueller, tout dépend logiquement des objectifs de votre entreprise :

  • Si vous souhaitez que l'intégralité du contenu de votre site web soit associé à votre domaine principal et référencé en conséquence, utilisez des sous-répertoires. Les moteurs de recherche considéreront le contenu de vos sous-répertoires comme faisant partie de votre site principal et utiliseront l'autorité engrangée par ces pages pour déterminer le classement de votre site web principal (et vice versa). Essayez simplement de ne pas créer trop de sous-répertoires dans les sous-répertoires pour éviter d'allonger et d'alourdir excessivement vos URL.
  • Si vous souhaitez gérer une unité commerciale ou un site régional comme un site web distinct, utilisez des sous-domaines. Les moteurs de recherche considérant les sous-domaines comme des entités distinctes, l'autorité d'un sous-domaine n'aura que peu d'impact sur celle d'un autre sous-domaine ou sur celle de votre site web principal. Cela vous permet de prendre des décisions de référencement plus ciblées pour chacune de vos propriétés web, comme l'optimisation de vos sous-domaines pour différents mots-clés.

Sous-domaine, sous-répertoire ou ccTLD : faites le bon choix

Les sous-répertoires se trouvent sous votre domaine racine, partagent son autorité et sont les plus simples à configurer. Ils sont idéaux pour la plupart des entreprises qui souhaitent que leur contenu traduit améliore leur classement général dans les résultats de recherche.

Les sous-domaines permettent de créer des sites distincts sous votre marque. Ils s'avèrent utiles lorsque votre contenu régional est suffisamment différent pour que vous souhaitiez que les moteurs de recherche traitent chaque version de manière indépendante. Les propriétaires de sites web utilisent généralement les sous-domaines pour créer des sections liées à leur site principal, mais distinctes de celui-ci, comme par exemple un sous-domaine dédié à leur centre d'assistance.

Les ccTLD vous offrent des domaines spécifiques à chaque pays avec le signal de ciblage géographique le plus fort. Ils sont pertinents pour les entreprises ayant une présence locale importante sur des marchés spécifiques, mais ils nécessitent un investissement plus important et ne partagent pas l'autorité entre les domaines.

Weglot crée automatiquement des sous-répertoires ou des sous-domaines distincts pour chaque langue, met en place des balises hreflang et traduit vos URL et vos métadonnées sans nécessiter aucune configuration manuelle du backend.

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Dans ce guide, nous allons examiner les points suivants :

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Questions fréquentes

Les sites SEO multilingue etbonnes pratiques améliorent-ils également le référencement géographique (GEO) ?

Si vous disposez déjà des bases nécessaires pour l SEO multilingue s (URL spécifiques à chaque langue, balises hreflang, métadonnées traduites), vous êtes déjà à mi-chemin d’un bon référencement GEO (ou « optimisation pour les moteurs génératifs ») : être cité dans les réponses générées par l’IA.

Les moteurs de recherche basés sur l'IA privilégient les sources dont la langue correspond à celle de la requête. L'analyse réalisée par Weglotsur 1,3 million de citations a révélé que les sites traduits bénéficiaient d'une visibilité jusqu'à 327 % supérieure dans les « Google AI Overviews » pour les recherches effectuées dans la langue dans laquelle ils avaient été traduits, par rapport aux sites non traduits.

Il ne reste plus qu'à assurer l'exhaustivité et l'actualité : traduisez l'intégralité de votre site, y compris les métadonnées, et veillez à ce que toutes les versions linguistiques restent synchronisées à mesure que le contenu évolue. Weglot gère cela automatiquement dans plus de 110 langues.

Pour découvrir l'intégralité du processus en 5 étapes, consultez notre guide GEO multilingue.

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